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vendredi 31 octobre 2014

Bigmagouilles, pas d’embrouille que de la bêtise ?

Je viens de finir le livre-enquête de Violette Lazard (journaliste à Libé) sur l’affaire Bygmalion. Si ce n’est pas le livre de l’année, il n’en reste pas moins un témoignage accablant sur la façon de faire de la politique à l’UMP. Ce n’est pas un livre qui contient d’incroyables révélations. La plupart des pépites du livres soit sont déjà parues dans des articles de presse (notamment de la part de Violette Lazard dans Libé), soit ont fait l’objet des bonnes pages pour faire la réclame de l’ouvrage. Mais si aucun scoop ou presque n’est à se mettre sous la dent, l’ouvrage n’en reste pas moins un résumé, ou plutôt une compilation, de toute l’affaire Bygmalion. Le tout mis bout à bout donne le tournis !

Ce livre vaut le coup d’être lu pour le récit de l’organisation interne de la campagne de Nicolas Sarkozy, ou plutôt la désorganisation permanente. Aucun plan de campagne, aucun agenda ne semble avoir été préparé. Nicolas Sarkozy y est présenté comme étant sûr de ne faire qu’une bouchée de François Hollande et donc ne souhaitant pas, initialement, faire trop d’effort pour faire campagne contre le candidat socialiste. Son entrée en campagne électorale est décrite comme précipitée et non préparée (comme son entrée en campagne interne à l’UMP actuellement ?). Son dispositif de campagne est quant à lui décrit comme un assemblage d’amateurs. Par exemple, Guillaume Lambert, préfet de son état, se retrouve propulsé directeur de campagne de Sarkozy sans jamais avoir participé à l’organisation d’une campagne auparavant.

Quand on lit l’organisation des différents meetings, on y retrouve les plus grands travers d’un Nicolas Sarkozy toujours plus « bling bling ». Chacun des meetings, du plus petit comme à Rueil Malmaison au plus grand comme celui de la place de la Concorde est géré comme un concert de rockstar. La journaliste a interviewé plusieurs experts pour faire analyser les véritables factures et les images des meetings pour contrôler qu’aucune surfacturation n’aurait pu être réalisée. Mais non, tout semble réglo, et c’est peut-être de qui est le plus scandaleux dans cette histoire ! En résumé, chaque meeting du candidat Sarkozy ressemble à l’organisation d’un show des Stones ou de Beyonce. Les barrières vauban utilisées pour contenir la foule sont toutes recouvertes de moquette bleu roi pour paraître moins clivantes, la vidéo et le son ont été les premiers postes de dépense du candidat qui se vantait durant la campagne d’avoir des retours digne d’un artiste se produisant sur la scène du Stade de France. L’éclairage des salles était démesuré, l’installation des loges totalement inadaptée pour un meeting politique. Quand la journaliste s’attarde sur l’organisation des événements, elle s’étonne que l’UMP n’ait jamais fait appel à la force militante pour réduire les coûts. Toute la main d’œuvre est constituée de professionnels qui ont donc un coût bien supérieur à des permanents de l’UMP. Sur les grands meetings, on pouvait trouver un régisseur principal, deux régisseurs adjoints, un adjoint au régisseur adjoint, un régisseur dit « spare » en cas d’absence non prévue d’un régisseur et 40 employés. D’après les professionnels de la profession, c’était du jamais vu !

Autres détails qui ont fait la joie de tous les sous-traitants, aucune mise en concurrence, aucune négociation n’a eu lieu sur les devis proposés. Tout était accepté rubis sur l’ongle (et vu les prix, le terme rubis est vraiment adapté). Certains sous-traitants ont du faire leur chiffre d’affaire d’une année en 3 mois de campagne électorale. Il fallait des écrans vidéo disséminés dans toutes les salles de meeting, même dans les coulisses. A chaque fois, c’est le nec plus ultra de la technologie qui est installé. Comme l’organisation se fait toujours en urgence, certains meetings sont annoncés et les contrats signés 2 ou 3 jours avant qu’ils aient lieu, ce qui participe également à la flambée des prix.

A la lecture de Bigmagouilles, ce n’est pas le principe de fausse facture qui choque, ce n’est pas le copinage (voire l’intime proximité) entre les dirigeants de Bygmalion et le président de l’UMP qui dérange, ce n’est pas non plus la drôle de gestion d’Event & Cie, la filiale de Bygmalion en charge de l’organisation des meetings, qui surprend, mais c’est l’impression que dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, personne n’a de notion du monde réel. C’est le mode de défense de tous les acteurs de la campagne de 2012 : « nous ne savions pas, nous pensions que c’était normal ». C’était la 2ème campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, l’UMP a dans ses rangs de nombreuses personnalités qui ont été actives en 2007, 2002, 1995 et même avant, et aucune n’aurait été appelée pour aider à l’organisation de cette campagne électorale ?
Nicolas Sarkozy se vante d’être quelqu’un de responsable. Violette Lazard le rappelle en préambule de son ouvrage. A l’époque de l’affaire Société Générale – Jérôme Kerviel, Sarkozy a eu la tête du PDG de la banque en expliquant qu’un dirigeant se devait d’assumer ses responsabilités en cas de crise majeure :

"Je ne comprends pas l'affaire de la Société générale: quand le président d'une entreprise connaît un sinistre de cette ampleur et qu'il n'en tire pas les conclusions, ce n'est pas normal"

A la fin de l’ouvrage, il reste en tête un étrange goût de s’être fait voler depuis bien plus longtemps que sur la durée de la campagne présidentielle. Je ne peux m’empêcher de me dire que ce rythme de dépenses pour 3 mois de campagne électorale doit correspondre au rythme de vie de l’ancien président avant qu’il ne se lance officiellement dans la course à sa propre succession. L’anecdote du buffet de truffes lors du meeting de Nice entre les deux tours de l’élection présidentielle est surement la meilleure illustration que Nicolas Sarkozy et ses proches ont bien pris les Français pour des truffes.

lundi 4 août 2014

Appelle moi si tu peux - Episode 5 de la Droite UMPitoyable

Jean-François a quitté la tête de l'UMP, depuis il est la cible de toutes les attaques des candidats à sa succession. Pour Nathalie, il est une merde, pour Nicolas, il est l'occasion rêvée de revenir sur le devant de la scène en sauveur, mais pour cela il ne faudrait pas que la justice ne se mêle de trop de ses affaires. En attendant, Bruno et Hervé font campagne pour reprendre le flambeau à l'UMP alors que François, Alain et Xavier se voient déjà en 2016.

Épisode de la semaine :
Nicolas n'arrive plus à trouver la tranquillité en France. Les juges le mettent en examen, ses proches sont aussi inquiétés par la justice et même quand il organise la publication d'un publi-reportage, on l'attaque sur son absence de respect pour le code de la route (depuis quand les casques sont obligatoires pour les anciens Présidents de la République ?). Nicolas préfère s'absenter pour donner une rapide conférence au Congo et empocher pour l'occasion la modique somme de 100 000€ (soit 10 ans de factures téléphoniques de Rachida à l'UMP). Même s'il vise un retour triomphal à la tête de l'UMP, promis il continuera à sillonner le monde pour continuer à profiter de cette belle manne financière qui ferait rêver plus d'une personne licenciée de son précédent boulot.

En France, c'est son avocat qui a des misères. Nicolas et lui sont soupçonnés (pour ne pas dire pris en flagrant délit) d'utiliser des lignes téléphoniques pour pouvoir discuter tranquillement de leurs trafics et autres corruptions actives puisque leurs lignes officielles sont sur écoutes. Lors de la perquisition chez l'avocat, ce dernier a juré sur ce qu'il avait de plus précieux qu'il n'avait qu'un seul et unique téléphone portable, celui ouvert à son nom. Quelle ne fut pas sa surprise quand l'officier en charge de la perquisition a composé un numéro de téléphone, ce qui provoqua le déclenchement d'une sonnerie depuis le peignoir de bain de l'avocat. Nicolas et son avocat réalisaient-ils des facetime dans l'intimité de leur salle de bain ? L'officier de police ne l'a pas (encore) découvert.

Jean-François se force au silence. Il ne prévoit pas de traditionnel rassemblement à la fin de l'été, il s'abstient de présence médiatique (un véritable jeûne pour cet accroc des médias depuis 2010), Jean-François serait-il rentré dans les ordres ? Pas du tout, il s'entrainerait plutôt au combat rapproché. D'ailleurs il n'hésite pas à répondre par téléphone aux attaques de Christian ou de Nathalie en leur annonçant qu'il y aura "du sang sur les murs".

C'est aussi ce qui inquiète Nadine qui défend farouchement son Nicolas (et par là Jean-François aussi pour tout ce qu'il a fait). Nadine n'a pas de mots assez durs pour tacler ceux qui osent attaquer ses chouchous de l'UMP. Elle dit d'ailleurs : 
"les pseudos-barons de l'UMP préfèrent nous faire un remake de la secte du Temple Solaire, eh bien moi, je ne suis pas adepte du suicide collectif."

Heureusement, la trêve estivale permet à certains "pseudos-barons de l'UMP", pour citer Nadine, de se rapprocher des Français. Hervé mène sa campagne tambour battant à Pézenas puis à Cabrerolles où il expliquera devant une foule de 30 militants son programme pour l'UMP. Hervé se bat pour que le futur patron de l'UMP ne soit pas candidat à la future primaire de 2016, histoire de se démarquer de Nicolas et de Bruno. Bruno qui semble pourtant adopter la même stratégie de campagne qu'Hervé. La semaine dernière, il n'a pas hésité à s'afficher avec les maires de Saint-Chély-d'Apcher et de la Carnougue. Elu, il demandera un audit détaillé de l'UMP, à croire que toutes les révélations sur le train de vie de ce parti pas comme les autres ne sont pas finies. Christian a quant à lui repris ses habitudes niçoises, quitte à être profondément choqué en attendant le bus.

Pendant ce temps là à l'UDI, une génération de trentenaire espère peser sur le débat pour éviter que leur famille ne se déchire comme l'UMP. Pour cela, il ont trouvé la solution à tous les maux en demandant aux 4 candidats, Jean-Christophe, Jean-Christophe, Hervé et Yves de s'interdire de retweeter sur Twitter pour ne privilégier que leurs propres commentaires. 

Les 2 JC, Hervé et Yves et leurs amis trentenaires ont-ils trouvé la solution miracle pour récupérer les déçus de l'UMP ? Comment Nicolas va-t-il réussir à cumuler ses ambitions de chef de l'opposition et d'intervenant en or ? Nora, à 51 ans, va-t-elle réussir à rassembler les jeunes ? Bruno, en passant par la Lozère pour arriver à Vaugirard, ne s'est-il pas trompé de route ? Nathalie et Jean-François, l'un des deux aura-t-il le dernier mot ?
Vous le saurez (peut-être) dans les prochains épisodes de la saga de l'été : La droite UMPitoyable. 


Retrouvez les épisodes des semaines passées :

dimanche 27 juillet 2014

Les femmes s'en mêlent - Episode 4 de la Droite UMPitoyable

Illustration empruntée à Bibi
Rappel des épisodes précédents :
Jean-François a quitté la présidence de l'entreprise familiale UMP principalement à cause d'une gestion financière calamiteuse. Depuis les armes de guerres sont ressorties, entre préparation de l'élection de l'automne pour le remplacement de Jean-François et préparation de l'élection de 2016 pour désigner le candidat à la prochaine présidentielle, les différentes écuries se tirent dessus. Xavier, François et Laurent ne veulent pas voir revenir Nicolas, qui lui se verrait bien uniquement concourir à l'automne et gagner directement sa place pour 2017. Pendant ce temps, Yves, Chantal et Rama se frottent les mains des mésaventures de leurs concurrents et espèrent récolter les fruits de la discorde.


Épisode de la semaine :
En 2012, Nathalie avait soutenu François pour la tête de l'entreprise familiale. A la même période Rachida avait fait campagne pour Jean-François. Au début du mois de juillet, on apprenait que lors de la campagne municipale, Rachida fournissait l'agenda de campagne de Nathalie (avec qui elle faisait campagne) à Anne (sa principale concurrente). Les basses manœuvres de Rachida n'ont pas dû aider à faire remonter Jean-François dans l'estime de Nathalie puisqu'elle l'a plusieurs fois appelé pour lui dire tout son mépris et qu'elle le considérait comme "une merde". Les proches de Jean-François, pourtant membres du groupe municipal dirigé par Nathalie, contre-attaquent. Pour le maire du 6ème arrondissement, Nathalie n'est "pas digne de faire de la politique au haut-niveau", pour un autre élu, Nathalie "se vautre dans la vulgarité".

Nathalie ne comprend pas non plus Bruno quand il dit que le futur patron doit "avoir des couilles". Elle n'est pas la seule puisque Michèle, ancienne présidente de l'UMP, souhaite donnée "une bonne fessée" aux hommes de l'UMP qui ne semblent pas être des plus agréables avec les femmes de l'entreprise. Si Michèle dit clairement qu'elle ne veut pas briguer la présidence de l'UMP, Nathalie se positionne déjà pour la primaire de 2016 face à François, Xavier, Nicolas et les autres.

Dans cette actualité guerrière et l'actualité meutrière, Nadine aussi donne de la voix pour demander un cessez-le-feu ... à l'UMP.

Alors que le femmes s'en mêlent, Nicolas se la joue insouciant, se baladant en scooter avec son épouse, insouciant des affres de la politique mais aussi des dangers de la route puisque aucun des deux ne circulaient en portant un casque, pourtant obligatoire.

Toute cette saga fait le plaisir de leurs adversaires. Le groupuscule du RPF dirigé par un homophobe notoire espère récupérer des militants déçus en relançant la marque et le logo RPR, étrangement libre de droits. Avec un peu plus de crédibilité, les centristes, qui sont eux aussi en quête d'un nouveau chef depuis le départ de Jean-Louis, lorgnent sérieusement du côté de l'UMP. Hervé, candidat face au couple Yves et Chantal, est persuadé que s'il prend la tête de l'UDI, alors il arrivera à réaliser une nouvelle union des centres en ramenant au bercail une grande partie de l'UMP, très grande même puisqu'il dit vouloir voir venir Alain, François et leurs proches. La volonté semble utopique mais quand on sait que François a déjà créé une sous-UMP lors de la crise de 2012, pourquoi ne rejoindrait-il pas une entreprise concurrente s'il était encore une fois déçu du résultat final ?

Alain et François vont-ils quitter l'UMP en cas de défaite ? Quels rassemblements vont être organisés à l'UMP pour la rentrée politique ? François aura-t-il du monde dans son fief de la Sarthe ? Xavier va-t-il convaincre la "team XB" de venir passer un week-end dans l'Aisne ? Où Nicolas va-t-il réaliser son nouveau retour ? Bruno va-t-il annoncer le soutiens des druides gaulois lors de ses rencontres à Carnac ? Jean-François va-t-il réussir à tenir son silence forcé dans sa ville de Meaux ? Yves, Hervé et les deux Jean-Christophe vont-ils réussir à faire parler de leur UDI, condition sine qua non pour draguer des militants déçus ?
Vous le saurez (peut-être) dans les prochains épisodes de la saga de l'été : La droite UMPitoyable.


Retrouvez les épisodes des semaines passées :

dimanche 20 juillet 2014

L'attaque des #Team2017 - Episode 3 de la Droite UMPitoyable

Les 4 fantastiques de l'UMP
Nicolas se dit victime d'attaques sans précédent de la justice française alors qu'il prépare son retour à la tête de l'entreprise familiale, l'UMP. Mais la quête du pouvoir à l'UMP n'est jamais de tout repos et de nombreux cadres comme Xavier, Rachida ou François ont été victimes d'une taupe qui sévit au sein de l'entreprise et qui distille à la presse les dessous de l'enquête sur les comptes de l'entreprise. Ce qui a le don d'énerver le président intérimaire, Luc, mais qui fait le bonheur de Yves, Chantal et Rama qui peuvent ainsi préparer l'avenir de leur entreprise concurrente loin des feux des projecteurs.


Épisode de la semaine :
Alors que Nicolas fait semblant de ne pas s'intéresser aux turpitudes internes de son entreprise, il ne manque pas de se rappeler aux bons souvenirs des Français en distillant savamment des images de lui en vélo, comme tous les ans en période de Tour de France. Mais Nicolas risque de devoir beaucoup pédaler avant d'arriver en sauveur à Paris tant on met tout en oeuvre dans l'entreprise familiale pour lui compliquer la route.

Pour Xavier, il est hors de question que Nicolas reviennent à l'UMP à l'automne. L'entreprise ne pourrait plus se permettre de vivre "au gré du calendrier judiciaire". François est entièrement en phase avec Xavier sur ce point. Pour François, le futur patron de l'UMP ne devra pas être candidat à la présidentielle de 2017. Une seule personne est visée par cette décision, Nicolas. Christian, ami de Nicolas, a bien compris le sous-entendu. Il demande ni plus ni moins la démission de François de son poste de directeur. Pourtant Christian, qui n'a pas que des amis dans le clan de Nicolas, certains d'entre eux voient d'un mauvais oeil l'ambition de Christian à devenir le futur patron de l'UMP tout en déclarant que l'entreprise est "morte".

A Paris, Nathalie ne risque pas d'être une chef d'opposition visible à défaut d'être accessible. Elle a décidé de faire un déplacement par semaine en région pour discuter avec les militants UMP pour préparer le terrain pour 2017 comme elle l'a expliqué à Avignon. Nathalie sait qu'elle a la capacité de mener une campagne similaire à celle de Nicolas en 2012, la preuve, la sienne pour Paris en 2014 s'est finie avec un déficit de 180 000€, déficit que l'UMP a épongé, malgré le mauvais état de ses finances.

Loin de Paris, Bruno continue son tour de France des antennes régionales du parti pour se faire connaître et se rassurer sur ses moyens de prendre la tête de l'entreprise familiale. Son travail de sape sera-t-il suffisant pour contrer le très médiatique Christian ou Hervé, la figure de proue des anti-mariage pour tous ? Il faudra attendre la fin de l'été et aussi la décision de Nicolas pour connaître les véritables rapports de force. Surtout que ces rapports de force vont être un premier test en vue de la primaire de 2016. Certains comme François n'ont que cette échéance en tête, tout comme Xavier qui a lancé sa très moderne "Team XB" avec des cadors comme David, l'ancien gros champion de judo. Leur point commun, aucun n'a envie que Nicolas vienne s'occuper de leurs affaires.

Pendant ce temps, le couple Jean-François et Jérôme se font toujours plus silencieux, surtout que les semaines se passent et se ressemblent. Jérôme, en plus d'être le généreux signataire de chèques à l'ordre de Bygmallion, se voit à présent accusé d'avoir circulé dans une voiture munie d'un gyrophare. C'est gênant puisque ce privilège est légalement réservée à des véhicules d'intérêt général comme ceux de la police des pompiers ou des ambulances.

Nicolas va-t-il réussir à dresser ses chiens pour qu'ils arrêtent de détruire le mobilier de la République ? Nadine va-t-elle réussir à se déconnecter de Twitter pendant ses vacances ? Quelles seront les conséquences de la demande de mise en liquidation judiciaire de Bygmallion ? Chantal va-t-elle faire comprendre à Yves qu'ils travaillent à présent pour l'UDI et non pas pour l'UMP ? Aura-t-on des nouvelles de Rama ? Que prévoit la "Team XB" pour empêcher la "Team Fillon" d'avancer ?
Vous le saurez (peut-être) dans les prochains épisodes de la saga de l'été : La droite UMPitoyable.

dimanche 13 juillet 2014

La droite UMPitoyable, la saga de l'été 2014 - Episode 2

Rappel de l'épisode précédent :
Nicolas se dit victime d'attaques sans précédent de la justice française alors qu'il prépare son retour à la tête de l'entreprise familiale, l'UMP. Pendant ce temps, François, Alain, Jean-Pierre et Luc se font bien silencieux préférant jouer profil bas plutôt que de se montrer aux côtés de Nicolas. En revanche tous évitent d'être vu à proximité de Jean-François qui est sur le point de se faire rattraper pour sa gestion financière de l'entreprise familiale. Tout ceci pourrait faire les affaires de Rama, Yves et Chantal qui se battent pour prendre la tête de l'entreprise concurrente.


Épisode de la semaine :
Les comptes de l'entreprise familiale sont étudiés de fond en comble à la demande de Luc. François et Alain se frottent les mains du résultat, le bilan est accablant pour Nicolas et Jean-François. Jean-François aurait payé les 300 000€ d'amendes de Nicolas alors que c'était à ce dernier de les régler. Pour François, Nicolas est encore une fois susceptible d'être en position d'abus de confiance. Une troisième affaire judiciaire est en train de naitre sur le dos de Nicolas. Cette dépense illégale aurait pu passer inaperçue si Luc n'avait pas appris que l'entreprise UMP est en déficit de 74 millions d'euros ! L'ambiance devient électrique et personne ne veut sombrer seul.

Xavier se serait fait payé un réveillon à Center Parcs ? Il balance derechef que ses collègues ont bénéficié d'hôtel de luxe dans les mers du sud.
Rachida balance sur François et lui demande de faire lui aussi la transparence sur le financement de sa petite auto-entreprise succursale de l'UMP. Pour essayer de faire diversion sur ses 10 000€ de factures téléphoniques annuel, Rachida balance sur les préférences sado-maso de François qui aurait pris plaisir à se faire humilier durant 5 ans par Nicolas.
François ne répond pas, sachant que s'il s'exprime, on l'interrogera obligatoirement sur  ses déplacement en Falcon ou sur les raisons qui ont fait qu'il ait préféré payer pour 7 000€ d'hélicoptère au lieu de prendre le train ou la voiture.
Nadine qui reste une inconditionnelle supportrice de Nicolas est elle aussi écoeurée par la gestion de l'UMP par Jean-François. Heureusement que le Tour de France passe dans sa ville pour qu'elle puisse faire un nouveau selfie.

On critique la gestion de Jean-François pourtant il a tout fait pour limiter les dépenses superflu préférant même embaucher sa femme comme assistante parlementaire au lieu de l'embaucher à l'UMP, c'est vrai qu'il manque un peu trop de psychologue pour enfants à l'Assemblée Nationale...

Il était écrit que l'entreprise familiale ne passerait pas un été tranquille. Bien que toutes les caméras des journaux d'infos en continu sont rivés sur les locaux de l'UMP, cela n'a pas empêché le bureau des adhésion de se faire cambrioler. Quels sont les documents dérobés, quels secrets hébergent-ils ? Nous ne le saurons surement jamais puisque Luc ne souhaite pas porter plainte. Jean-François et Nicolas le lui revaudront surement ça bientôt.

Eric est heureux. Il avait pris cher quand il travaillait pour Nicolas à cause de ses piètres talents dans l'immobilier compiégnois. Cette fois-ci, il est un des rares à ne pas être inquiété. Alain lui appelle au rassemblement et prépare doucement mais tranquillement sa candidature pour 2017. Pour éviter de laisser la tête de l'entreprise à un concurrent direct, Alain débaucherait bien François du Béarn pour réduire au silence François et Nicolas. Mais Nicolas n'a pas dit son dernier mot. Dans Paris-Match, Nicolas se voit en phénix de ses lieux et imagine déjà son retour façon renaissance. Aura-t-il simplement un parti où retourner quand un tiers des clients de l'entreprise familiale veulent sa liquidation ?

Que prévoit Nicolas pour bloquer les manœuvres de François, Alain et Jean-Pierre ? François du Béarn va-t-il rejoindre la grande entreprise familiale lui qui n'a jamais eu d'affinités avec Nicolas et l'autre François ? 100 jours après la défaite de Nathalie à Paris, on apprend que Rachida aurait aidé Anne en lui communiquant l'agenda de Nathalie. Comment va réagir Nathalie ? Va-t-elle sortir d'autres boules puantes sur Rachida ? Luc va-t-il découvrir qui est la taupe qui informe si bien les journalistes ? A moins que Luc ne connaisse déjà cette taupe mais ne veut rien dire pour ne pas se compromettre. Toutes ces informations vont-elles réussir à cacher le fait que les Balkany ont payé 45 abonnements à Canal+ en 6 ans ou que le total de leurs dépenses est bien au dessus de leurs revenus déclarés ?
Vous le saurez (peut-être) dans les prochains épisodes de la saga de l'été : La droite UMPitoyable.

lundi 7 juillet 2014

La droite UMPitoyable, la saga de l'été 2014 - Episode 1

Capture d'une vidéo mise en ligne par Bastien Hugues
Rappel des précédentes saisons :
Il y a de nombreuses années, Nicolas a réussi à base de longues négociations à gagner la direction de l'entreprise familiale, l'UMP. Son succès lui a permis d'accéder la tête de l'Etat. En 2010, Jean-François récupère les clefs de l'entreprise familiale avec pour mission première de garder Nicolas à la tête du pays afin de pouvoir faire de l'entreprise familiale son tremplin pour 2017.
En 2012, Nicolas ne réussit à pas à se faire élire et promet de se mettre en retrait de la vie politique. François qui fut le plus important des simples collaborateurs de Nicolas souhaite prendre la place de Jean-François, avec toujours en vue le prochain rendez-vous de 2017. Mais Jean-François ne voit pas d'un si bon oeil la candidature de François. Il va donc tout mettre en oeuvre pour que François n'arrive pas à la tête de l'UMP. Mission réussie à l'automne 2012, Jean-François remercie son fidèle ami Jérôme.
Tout s'écroule au printemps 2014, Jean-François et Jérôme auraient donné beaucoup trop d'argent à d'anciens camarades pour financer en douce la campagne de Nicolas. Jean-François est obligé de laisser sa place à Luc et commence à en vouloir sérieusement à Nicolas, cet ami un peu trop encombrant.

Épisode de la semaine :
Nicolas est bavard au téléphone. Tellement bavard que parfois il préfère se faire appeler Paul quand il parle affaires avec son avocat. Des policiers ont entendu ses conversations et n'ont pas aimé tout ce qu'ils ont entendu. Du coup, deux juges demandent aux policiers d'interroger Nicolas. Nicolas n'aime pas ça, mais pas du tout. Etre traité comme n'importe quel Français alors qu'il fut le chef de tous les Français, pour lui c'est inexplicable. Même confusion chez ses amis Nadine, Brice et Christian. Pour eux, la seule explication, c'est un complot de son successeur pour l'empêcher de revenir à la tête de l'entreprise familiale.

Le problème est que dans l'entreprise familiale, nombreux sont ceux qui voudraient tourner la page des dernières années. Ils n'ont pas fait tous ces efforts pour dégager Jean-François pour voir revenir Nicolas. La justice peut prendre du temps et le temps joue en leur faveur. François, Alain et les autres se font silencieux, hors de question de se retrouver une nouvelle fois embarqués dans les affaires de Nicolas. Dans la famille, seul Jean-Louis s'exprime ouvertement. Jean-Louis est ami de Jacques et ces deux compères n'ont jamais apprécié les manières du jeune Nicolas. Jean-Louis critique donc une nouvelle fois Nicolas, essayant une fois encore de lui apprendre le respect. Pas sur que Nicolas daigne écouter les plus anciens de sa famille, surtout quand d'autres s'obstinent à lui montrer une poignée de gens nostalgiques...

Jean-François, qui se faisait discret depuis son limogeage laissant Jérôme se débrouiller seul, est de nouveau sous les feux des projecteurs. A son départ, Luc a voulu savoir l'état financier de l'entreprise familiale. Si Jean-François a stabilisé les recettes, il a explosé les dépenses. Luc s'en doutait un peu, puisque c'était le motif du départ de Jean-François, mais ne s'attendait pas à apprendre que Jean-François et sa femme se sont fait payer par l'UMP 51 000€ de billets d'avion ! Une fois n'est pas coutume, Jean-François n'est pas le seul à être visé. Les salaires de proches de Nicolas posent également question : 10 000€ net par mois pour celui qui était surnommé "l'oeil de Nicolas" au sein de l'UMP ou 6 000€ pour Geoffroy un des plus fidèles supporters de Nicolas.

Nicolas pensait profiter de l'été pour mettre en scène son retour triomphal, mais cette première semaine risque de ralentir ses plans. Est-il prêt à sacrifier l'avenir de l'entreprise familiale sur l'autel de son égo ? Pendant ce temps, Rama, Yves et Chantal essaye de relancer une nouvelle fois l'entreprise concurrente se voulant l'alternative centriste de l'UMP. Ils ont déjà réussi à placer Jean-Pierre en haut de l'organigramme de l'UMP, qu'ont-ils préparer d'autres pour compliquer la tâche de leurs concurrents ? Alain, François, Luc et les autres vont-ils réussir à tirer profit des mésaventures de leur précédent chef tout puissant ? Jean-François s'attend à un été difficile, mais qui va-t-il emmener dans sa galère ? Nadine et Christian vont-ils s'unir pour prendre la place de Luc et ainsi préparer le retour de Nicolas en cas de retard dans les plans de ce dernier ? 
Vous le saurez (peut-être) dans les prochains épisodes de la saga de l'été : La droite UMPitoyable.


A lire aussi chez Klaire fait grr : Les affaires de l'UMP pour les nouilles.

mardi 27 mai 2014

Non, Jeff, t'es pas tout seul



En ces moments difficiles pour Jean-François Copé, une petite pensée en chanson:

Non, Jeff, t’es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout l’monde
Parce qu’un libanais
Parce qu’un faux ami
T’a relaissé tomber.
Non, Jeff, t’es pas tout seul
Mais tu sais qu’tu fais honte
A t’faire pincer comme ça
Bêtement devant tout l’monde
Parce qu’un président nain
T’a claqué dans les mains.
Non, Jeff, t’es pas tout seul
Mais tu fais honte à voir
La France se paie ta tête
Foutons l’camp de c’foutoir
Viens, Jeff, viens, viens, viens !

{Refrain:}
Viens, il me reste trois sous
On va aller s’les boire
Chez l’père Myard
Viens, Jeff, viens
Viens, il me reste trois sous
Et si c’est pas assez
Ben il m’restera la caiss’noire
Puis on ira manger
Du pain et puis du chocolat
Du chocolat et puis du pain
Et du Yop groseille
Et si t’es encore triste
On ira voir les filles
Chez Ziad Takiedinne
Paraît qu’y en a d’nouvelles
On arnaquera comme avant
On s’ra bien tous les deux
Comme quand on était jeunes
Comme quand c’était le temps
Que t’avais d’l’argent

Non, Jeff, t’es pas tout seul
Mais arrête tes grimaces
Soulève tes vieux lingots
Fais bouger ta carcasse
Je sais qut’as le cœur gros
Mais il faut le soulever, Jeff
Non Jeff t’es pas tout seul
Mais arrête de sangloter
Arrête de te répandre
Arrête de répéter
Qu’ils veulent tous ta peau
Qu’ils veulent tout te prendre
Non, Jeff, t’es pas tout seul
Mais c’est plus un parloir
Ca d’vient un cinéma
Où les gens viennent te voir
Viens, Jeff, allez viens, viens !

{Refrain:}

Viens, il me reste un soutien
Je l’contacterai pour toi
Et on s’ra patrac
Jeff, viens, viens
Comme quand on était mômes,
Même que j’aimais pas ça
T’imiteras l’Chirac
Jeff,
Puis on s’trouvera un banc
On parlera d’la Santé
Où c’est qu’on va aller, tu sais
Quand on verra les flics
Jeff, viens
Et si t’es encore triste
Ou rien qu’si t’en as l’air
J’te raconterai comment
Tu reviendras maire
On s’ra bien tous les deux
On r’chantera comme avant
Comme quand on était chéris
Jeff
Comme quand c’était l’temps
D’avant qu’on soit pourris

Allez viens Jeff, viens
Ouais ! Ouais, Jeff, ouais, viens !

lundi 19 mai 2014

Carton rouge pour Jean-François Copé

Jean-François Copé est un homme profondément choqué et ça commence à se voir. Heureusement, Jean-François n'est pas toujours choqué au plus profond de lui-même, surtout quand son parti gagne des élections. Ces jours là, la joie l'envahit comme un Franck Leboeuf en demi-finale de Coupe du Monde.

A chaque élection, Jean-François Copé appelle ses électeurs à donner un carton rouge au gouvernement. En décembre 2012, après quelques victoires en législatives partielles, l'UMP publie sur son site que cette victoire est "presque un carton rouge envoyé à Paris et au couple exécutif Hollande-Ayrault". Entre les deux-tours des municipales, Jean-François voit la victoire de l'UMP se concrétiser, du coup il annonce aux militants que "la mobilisation doit s'amplifier et passer du carton jaune adressé au premier tour au carton rouge à l'occasion du second tour". Du coup, pour les élections européennes, Copé remet sa casquette d'entraineur sportif et propose dès le mois d'avril pour les européennes : "Après le carton jaune des élections municipales, il faut donc lui adresser un carton rouge lors des élections européennes du 25 mai prochain en votant pour les candidats de l'UMP". Il récidive en meeting ce lundi à Marseille en demandant aux Français d'infliger "un deuxième carton rouge" à François Hollande, après celui des municipales, en votant "utile" à l'occasion des élections européennes.

Tout d'abord, il est nécessaire de rappeler les règles de bases du sport. Dans le sport, le vainqueur est souvent un vainqueur à la loyale, après un match ou un combat respectant les règles du jeu. Quand un compétiteur ne respecte pas les règles du jeu, l'arbitre peut le sanctionner d'un carton rouge, empêchant le compétiteur de poursuivre le match. Jean-François Copé semble donc considérer que ce ne sont pas ses idées ou son programme qui convainc les électeurs mais plutôt qu'il gagne suite à la disqualification de ses adversaires socialistes.

Supposons que Jean-François a un certains sens du fair play et qu'il souhaite gagner à la loyale, sans que son candidat soit exclu prématurément. Dans ce cas, cela signifie que le président de l'UMP pense pouvoir exclure l'exécutif à chaque défaite électorale. Si la moindre législative partielle perdue par la majorité équivaut à une exclusion de l'exécutif national, autant organiser une présidentielle après chaque scrutin.

Comme Jean-François Copé est un adepte du carton rouge, je vais aussi lui donner mes cartons. 
Un carton rouge pour sa gestion de l'UMP. Libération annonce que l'UMP aurait dépensé plus de 20 millions d'euros pour organiser des conférences, dont certaines très probablement fantômes. L'état subventionnant largement (et logiquement) l'UMP sur l'argent public, Jean-François Copé devrait être exclu du jeu pour mauvaise gérance d'argent public. 
Quand par la suite, on apprend que le patron de Bygmalion, l'entreprise spécialisée dans les conférences fictives, subventionne le candidat FN à Villeneuve-Sur-Lot (la ville de Cahuzac comme par hasard), j'ai bien envie de donner un carton jaune à Jean-François Copé, suspect de financement indirect d'opposants frontistes.
Carton rouge également pour la préparation de ces élections européennes. Jean-François Copé réussit l'exploit de faire une campagne entière pour élire des eurodéputés, c'est-à-dire qui siègeront au Parlement Européen et qui voteront des textes écrits et débattus à Bruxelles, avec pour programme le vote sanction contre François Hollande. Jamais l'UMP n'a proposé quoique ce soit dans cette campagne, sauf en évoquant la sortie provisoire de la France de l'Accord Schengen. Et encore, quand ils évoquent ce sujet, une partie de l'UMP évoque la possibilité de voter pour un autre parti que le leur !

Jean-François Copé mérite autant de cartons rouge qu'il souhaite en donner à François Hollande. Il est donc de bonne guerre que des blogueurs de gauche demandent que Jean-François Copé applique à lui-même les mêmes sanctions qu'il demande aux autres, la démission. Il est un peu plus inquiétant que des députés de son propre parti lui adressent un carton rouge, lui demandant ainsi sa démission.

mardi 11 mars 2014

Recette de la droite gratinée

Pour obtenir une droite bien gratinée, il faut prévoir deux morceaux de choix.
Prenez un petit Fillon élevé en plein air au RPR, grandi dans la prairie des rénovateurs aux côtés d'autres Michel Noir, Charles Millon, Philippe de Villiers, Alain Carignon. 
En parallèle, cherchez à préparer un bon Copé bien relevé. Pour cela, prenez un Copé élevé au grand air de Meaux, faites le saisir dans un gouvernement pendant 5 ans avant de le réserver de tout portefeuille ministériel durant 5 autres années.

Pour éviter un plat fade, il faut avoir des accompagnements qui relèvent et mettent en valeur ces purs produits du RPR. Préparez alors un beau panier garni avec un Ziad Takieddine du Liban, des restes de Balladur de 1995, un soupçon de Guéant et un court Buisson Minute pour relever le tout de miettes d'extrême-droite. A côté, mettez en pleine lumière la crème Président.

Vous voici muni de tous les ingrédients nécessaires pour une bonne droite gratinée.

Faites mariner le François Fillon à Matignon. Epicez le à coups de simple collaborateur puis laissez le bouillir durant 5 ans. Surtout ne lui donnez aucun ingrédient supplémentaire durant ces 5 ans d'ébullition pour être sur d'avoir un Fillon chaud bouillant.

Ensuite, prenez le Jean-François Copé. Rincez le dans une piscine de Ziad Takieddine. Séchez le dans des t-shirts de la campagne d'Edouard Balladur. Cette technique est un peu onéreuse mais donne plus de saveurs à notre affaire. Puis, prenez les proches de Copé et extrayez l'audacieux Bastien Millot pour obtenir un gourmand Bygmalion. Arrosez copieusement ce Bygmalion avec du financement public.

Revenez à la crème Président laissée sous le feu des projecteurs depuis 2007. Entourez ce Président de bonnes pâtes malléables avec, par exemple, le Claude Guéant du panier garni. L'avantage du Guéant est qu'il se mouille bien avec le parquet, c'est important pour ne pas avoir un plat trop sec. Le Président à la lumière est un élément un peu instable et risque vite de bouillir. Surveillez le donc de près et n'hésitez pas à rester à son écoute. Petite astuce pour ne pas perdre une minute, laissez à proximité du Président un petit Buisson. Pour éviter toute évaporation d'informations, mettez le également sur écoute, mais attention le Président est fuyant. En fin de préparation, vous devriez obtenir une crème battue.

Avant d'entamer le dressage, faites revenir le François Fillon bouillonnant depuis 2007 et l'amer Jean-François Copé. Laissez le François Fillon prendre le dessus et enlevez le à la dernière minute pour ne garder que le Jean-François Copé. De la même façon faites revenir pour la dixième fois la crème battue, ça ne lui rendra pas le goût du président mais gardera une vague apparence.

Dans un plat, déposez le Jean-François Copé mouillé jusqu'au coup. Recouvrez le de la crème à l'arrière goût rance et tenace et mettez le au four. Posez sur le côté de l'assiette une coque renversée. Surtout ne la soulevez pas de suite, elle garde surement d'autres affaires qui donneront un peu plus de piquant au plat quand il faudra le réchauffer.

Servez chaud et savourez cette droite gratinée.


Ce billet a été écrit et publié pour "l'édito des blogueurs" sur Mediavox.fr