samedi 16 octobre 2010

Un silence gênant

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Il y a plus d'une semaine, le comité Nobel décernait le Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo, dissident chinois condamné à 11 ans de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'État" après avoir demandé l'application de la constitution chinoise via, entre autre, le manifeste Charte 08. Il succède ainsi à Barack Obama, Nobel de la Paix 2009.
Cette récompense qui montre l'intégrité du comité (ils ont reçu des menaces de la part du gouvernement chinois), montre également la faiblesse de notre président. Alors que l'an dernier, l'Elysée avait publié un communiqué dans les heures qui ont suivi l'annonce du prix pour le président américain, cette année, silence radio. Le jour même Nicolas Sarkozy était bien trop occupé à draguer l'électorat catholique en rencontrant Benoit XVI, et les jours suivants, il était surement trop pris par les opérations de sauvetage des mineurs chiliens, qui ont eu le droit, eux, à un communiqué de la part de l'Elysée...
Ce silence sur le Prix Nobel est-il synonyme de complicité dans la politique totalitaire chinoise ou simple aveu de faiblesse d'un président couard?

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