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lundi 26 janvier 2015

Peut-on se réjouir du résultat des élections grecques ?

En tant que militant socialiste, donc militant du PSE et membre de l’Internationale Socialiste, je ne peux qu’être déçu de l’incroyable défaite du PASOK. En tant que militant de gauche, je suis heureux que Syriza finisse largement en tête et je leur souhaite beaucoup de courage et de réussite dans leur entreprise. Au-delà de toutes ces considérations personnelles, je ne peux que déplorer un carnage électoral largement attendu.

 Un carnage pour la coalition d’unité nationale regroupant conservateurs (Nouvelle Démocratie) et socialistes (PASOK). Le principal parti de droite, formation dont été issu le précédent 1er ministre, perd 53 sièges. Leurs alliés socialistes réalisent leur plus mauvais score depuis le retour de la démocratie en Grèce avec un petit 4,68% des voix (et uniquement 13 petits sièges au parlement).

Carnage électoral grec où le parti néo-nazi Aube Dorée conserve son statut de 3ème force politique du pays avec un score stable (ils ne perdent qu’un seul siège de député). Résultat assez incroyable quand on sait que le leader du parti est actuellement en prison, accusé d’avoir commandité l’assassinat d’un militant antifasciste grec.

Carnage électoral idéologique où le parti arrivé en tête, Syriza, considéré comme étant de Gauche Radicale, proche idéologiquement du Front de Gauche français, décide de faire alliance avec le parti des Grecs indépendants, arrivé en 6ème position, et qui n’est rien d’autre que l’aile droite dure et souverainiste qui a fait scission avec les conservateurs de Nouvelle Démocratie. Pour faire le rapprochement en France, c’est un peu comme si Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan formaient ensemble un gouvernement.

Il faut dire que le programme de Syriza (du moins celui accessible en langue anglaise) ne se base que sur la lutte contre l’austérité. Dans ce programme, Syriza ne parle pas éducation, pas de culture, pas de jeunesse. On n’y trouve aucune proposition sur l’armée, sur la politique étrangère. Du coup, rien ne les retient de signer un accord avec les Grecs Indépendants qui sont, semble-t-il, sur la même ligne économique. Sauf qu’eux sont aussi ouvertement nationalistes, ont des opinions des plus réactionnaires sur la société et les mœurs et ne portent pas dans leur cœur les immigrants.

Syriza a-t-il fait volontairement l’impasse sur toutes questions de société afin de ratisser large, sans avoir peur de perdre du terrain sur Aube Dorée ou sur les Grecs Indépendants ? Ces derniers siègent au Parlement Européen (enfin leur seul député) dans le même groupe que Bart de Wever du N-Va, parti nationaliste flamand.

En votant majoritairement pour Syriza, en désavouant encore plus majoritairement le PASOK, les Grecs ont montré un ras-le-bol de leurs élites politiques. Au final, les grecs se retrouvent avec un gouvernement des extrêmes où gauche extrême et droite dure se retrouvent main dans la main pour promettre des jours meilleurs à une population désabusée.  Le progressisme social, l’humanisme intrinsèque aux formations de gauche peut-il se dissoudre dans une politique uniquement tournée contre l’austérité européenne ? Les aides sociales imaginées par Syriza seront-elles les mêmes que celles voulues par les Grecs Indépendants ? Les électeurs grecs ne vont-ils pas prendre comme une trahison le résultat de leur vote ? Beaucoup de questions en ce début de législature.

Une semaine dans le rétro : un apartheid français ?

Une nouvelle semaine post Charlie Hebdo a pris fin. Comme la précédente, elle a commencé par les propos de Manuel Valls. Si la semaine dernière, le Premier Ministre symbolisait l'Union Nationale en recevant les applaudissements des députés suite à son discours au sein de l'Assemblée Nationale, cette fois-ci il symbolise le retour du débat politique. Mardi dernier, Manuel Valls présentait ses voeux à la presse et disait ceci : 
« Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever. A cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle peu (...) la relégation péri-urbaine, les ghettos - ce que j'évoquais en 2005 déjà - un apartheid territorial, social, ethnique, qui s'est imposé à notre pays ».

On retrouve le Manuel Valls que l'on connaissait avant son entrée au gouvernement en 2012, son franc parler, ses propos murement réfléchis et provoquant des réactions épidermiques à droite comme à gauche. Peut-on en 2015 parler d'un apartheid en France, 24 ans après son abolition en Afrique du Sud ? Wikipedia commence la définition comme étant "une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées." La politique républicaine française essaye-t-elle vraiment un développement séparé, je ne pense pas, pourtant certaines situations pourraient ressembler à des situations d'apartheid.

Certes, on opposera à Manuel Valls que la République Française se veut la même pour tous ses citoyens, que la mission républicaine se veut égalitaire avec l'école gratuite pour tous, avec l'accès aux soins pour tous et la garantie de sécurité et de justice sur l'intégralité du territoire pour tous les habitants. Mais c'est aussi se voiler la face que de croire qu'une égalité réelle existe sur tout le territoire. Certains Français, parce qu'ils ont la peau plus foncée que la moyenne des Français, se font encore contrôler leur identité bien plus souvent que la moyenne, d'ailleurs si Manuel Valls avait mis en place le récépissé après un contrôle d'identité en 2012 comme attendu, cette discrimination aurait pu baisser. Certains Français, parce que leur nom ne sonne pas correctement ou parce que leur adresse est connotée (une pensée à tous les Coulibaly habitant Villiers-le-Bel ou Trappes), auront plus de difficultés, à conditions égales avec d'autres Français, à trouver un emploi. 

Le constat du Premier Ministre semble correct, même Fabienne Haloui, responsable de la commission Lutte contre le racisme et pour l'égalité des droits au PCF, va dans le sens de Manuel Valls dans les pages de L'Huma. Le constat est accablant pour la droite présente au pouvoir entre 2002 et 2012, notamment pour un Nicolas Sarkozy bien renvoyé dans les cordes par Valls : "Dans ces moments-là, tout le monde, et à commencer par les responsables politiques, ceux qui gouvernent, comme ceux qui hier ont gouverné, doivent être grands, pas petits...". En décembre 2011, Marianne publiait un article édifiant sur l'échec du fameux "plan Marshall" pour les banlieues du président Sarkozy. Les crédits pour la politique de la ville et pour la rénovation urbaine sont en chute libre : "En 2008, 227,3 millions ont été consacrés à la rénovation urbaine, les crédits tombent à 14,3 millions en 2009 mais remonteront en 2010 à 15,67 millions. En 2011, les crédits baissent à nouveau pour atteindre 7,33 millions et remontent à 16,1 en 2012. "
Il l'est aussi pour la gauche. L'échec de Lionel Jospin à l'élection présidentielle en 2002 après 5 années au pouvoir en était une des conséquences. La gauche perd régulièrement des points de confiance dans ces quartiers populaires justement car elle ne répond pas assez aux fortes attentes des habitants de ces quartiers.

On peut s'inquiéter des propos de Valls quand il annonce vouloir mettre en place une "politique du peuplement, pas seulement politique du logement et de l'habitat. Politique du peuplement pour lutter contre la ghettoïsation, la ségrégation". Mais comment ne pas être d'accord avec lui ? Comment ne pas y voir une véritable politique de gauche, comme celle que de nombreux élus locaux de gauche essayent de mettre en place chez eux ? On ne peut pas demander plus de mixité sociale dans les centre-villes si on ne fait rien pour plus de mixité sociale dans les proches périphéries de ces villes. Les intercommunalités, la création de métropoles à l'image du Grand Paris ou du Grand Lyon, on peut espérer qu'une telle politique soit mise en place. On ne peut qu'applaudir si l'Etat vient en aide aux communautés urbaines pour les aider dans ce chantier.

Manuel Valls a réussi en présentant ses voeux à la presse à ce que l'on réfléchisse un peu plus à l'état de la France. Avec ses mots, avec sa méthode, le Premier Ministre est peut être en train de préparer le terrain pour une grande politique de la ville. Il faudra que le gouvernement fasse attention à ses futures annonces. Une politique ambitieuse pour les banlieues demande du temps, il faudra frapper fort et juste pour qu'elle marque rapidement les esprits. Il faudra aussi faire attention à ne pas oublier la grande partie de la France plus rurale qu'urbaine, qui a souvent le sentiment d'être oubliée des politiques d'aménagement du territoire. En ne lésinant pas sur le poids des mots, Manuel Valls a braqué les projecteurs sur un constat sévère. L'attente d'actions et surtout de résultat n'en sera que plus forte.

Pendant ce temps, l'Europe s'apprête à découvrir la Gauche Radicale au pouvoir en Grèce. Nos gardiens de la "vraie gauche" regardent avec envie ce pays si souvent ignoré. Nos politiques europhobes essayent de récupérer cette victoire comme un symbole des peuples contre l'Union Européenne. Rendez-vous dans les semaines à venir pour les premières actions à Athènes et les premiers débats à Bruxelles.

Vivement la semaine prochaine.

dimanche 4 janvier 2015

Merkel se fait voir chez les Grecs

Angela Merkel est une passionnée de politique. Elle pourrait tenir un blog, comme tout bon blogueur, elle a un avis sur tout et surtout sur ce qui ne la concerne pas directement. Ce week-end, elle a décidé de s'immiscer dans la campagne des législatives grecques. Il faut dire qu'Angela aime bien les causes perdues dans les élections d'importances. En février 2012, elle apportait son soutien inconditionnel à Nicolas Sarkozy avec comme argument preuve d'une conviction absolue : "Il est normal que nous soutenions nos partis amis". 

Ce week-end, Angela Merkel a décidé d'attaquer une hypothétique politique que mènerait Alexis Tsipras, le leader de Syriza, coalition des mouvements communistes grecs, s'il était nommé Premier Ministre après les législatives du 25 janvier 2015. En cause, une sortie de l'euro de la Grèce. Merkel a peur que Tsipras refuse de payer la dette grecque alors que ce dernier souhaite renégocier et restructurer celle-ci. La sortie de la chancelière et de son ministre des finances (tous deux membres de la CDU) a provoqué la réaction du ministre allemand des affaires européennes (notre Harlem Désir) qui rappelle le point de vue des sociaux-démocrates allemands (et européens) qui est que la Grèce doit rester dans la zone euro. Il reste d'ailleurs un détail d'importance que rappelle lexpress.fr : "il n'y a toujours pas de "mode d'emploi" pour une éventuelle sortie d'une pays membre de la zone euro... sans sortie de l'Union européenne."

Dans ce cas pourquoi Angela Merkel s'investit dans la campagne grecque ? Ce n'est pas pour l'avenir de la Grèce mais c'est sa façon à elle de soutenir ses partis amis. Si les sondages grecs donnent tous Syriza en tête, un seul parti peut encore espérer contester la victoire, les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND). Selon les derniers sondages, Syriza est soit largement vainqueur avec 10 points d'avance sur ND, soit uniquement 2,8% d'avance. Et dans ce cas, l'affaire serait loin d'être pliée pour la gauche radicale. Du coup, Angela Merkel s'engage pour tenter désespérément de gagner quelques nouveaux alliés lors des futures rencontres de l'Union Européenne. 

D'après les sondages, la coalition d'unité nationale regroupant socialistes du PASOK et conservateurs de Nouvelle Démocratie aura fait long feu et les néo-nazis d'Aube Dorée devraient s'affirmer comme 3ème force politique du pays. Autant d'ingrédients qui donnent envie d'aller voir chez les grecs ce qu'il va se passer le 25 janvier et dans les premiers mois de 2015.

samedi 28 décembre 2013

L'abécédaire de 2013 - 1ère partie

Période de fin d'année oblige, c'est le temps des zappings de l'année, des best-of et autres rétrospectives. Je vais donc jouer le jeu également en proposant mon abécédaire de l'année 2013 en 3 parties.



A comme ANI : L'Accord National Interprofessionnel fut le premier grand marqueur de la nouvelle politique de dialogue social voulue par François Hollande. Le 11 janvier, 3 syndicats de travailleurs (CFDT, CFTC et CGC) ont signé cet accord avec le MEDEF. Cet accord a provoqué de nombreuses levées de boucliers à la gauche de la gauche, soit au Front de Gauche et chez les syndicats non signataires de l'accord (dont la puissante CGT). Certes, ce n'est pas l'accord parfait mais dans une négociation, il faut bien satisfaire toutes les parties négociantes. De l'ANI, j'en retiens principalement la surtaxation des CDD, la généralisation de la complémentaire santé pour tous les salariés, les améliorations sur la formation des employés tout au long de leur carrière ainsi qu'un meilleur encadrement des temps partiels.

B comme Berger : Laurent Berger est le nouveau secrétaire général de la CFDT. Il remplace François Chérèque qui a dirigé le syndicat de 2002 à 2012. A charge à Laurent Berger de réussir le pari de faire de la CFDT le premier syndicat représentant des salariés et aussi un interlocuteur privilégié du gouvernement pour réussir une politique du travail progressiste.

C comme Centrafrique : 2013 restera une année particulièrement belliqueuse pour la France. Cette année aura commencé avec les bombardements et l'envoi de troupes françaises au Mali, elle se termine avec des militaires français engagés dans des combats en Centrafrique. En Centrafrique, comme au Mali, on ne peut que regretter que la France soit toujours le seul pays à l'initiative du déploiement de troupes. C'est dans ces moments que l'on ne peut que regretter l'absence d'une politique militaire européenne qui aurait permis à l'Union Européenne, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2012 de montrer sa puissance et sa maitrise pour garantir la sécurité des populations là où on fait appel à elle.

D comme Dimanche : Ce sont les magasins de bricolage qui ont relancé le débat. Faut-il autoriser toutes les entreprises à ouvrir le dimanche ? La question mérite d'être posée et a même fait l'objet d'une demande de rapport par le Premier Ministre. La conclusion de ce rapport prône le statu quo en préconisant de garder le statut exceptionnel du travail du dimanche. Dans cette période difficile pour l'emploi, il est nécessaire de maintenir ces gardes-fous empêchant le chantage à l'emploi permettant aux employeurs de « forcer » le volontariat des employés. Travail du dimanche comme le travail de nuit sont des risques pour la santé, pour la vie sociale. Les sacrifier, c'est aussi sacrifier les luttes passées pour garantir une vie meilleure à tous les salariés de France.

E comme Edward Snowden : Un agent de la NSA fuit les Etats-Unis pour dénoncer le fonctionnement de la NSA. Surveillance généralisée des communications et du web, le lanceur d'alertes a fait prendre conscience au monde entier que sous couvert de lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis se permettent tout avec les libertés individuelles. Pire, il a aussi pointé du doigt les géants du net américains, déjà connus pour leur grand appétit pour la collecte de données, qui n'hésitent pas à transmettre aux agences de surveillance leurs informations collectées.

F comme François : Renoncer à être pape n'est pas un acte anodin ni une action courante. Avant la démission de Benoît XVI, le précédent Pape à avoir renoncé à son poste était Grégoire XII en 1415. Le successeur de Benoit XVI détonne dans le paysage catholique : premier Pape originaire d'Amérique du Sud, son passé sous la dictature militaire argentine est assez trouble. Depuis son élection, il ne cesse de surprendre, se montrant proche des gens, osant aborder des sujets sensibles de façon moderne comme sur l'homosexualité. Du coup, ce n'est pas étonnant que Time Magazine l'ait nommé personnalité de l'année.

G comme Grèce : La Grèce souffre depuis le début de la crise économique, la conséquence funeste d'années de politiques d'austérité menée pour en finir avec cette crise est l'arrivée des néo-nazis de l'Aube Dorée au parlement en 2012. Cette année l'Aube Dorée a montré son véritable visage haineux et violent, comme tout parti d'extrême-droite, en assassinant un rappeur grec militant anti-fasciste, Pavlos Fyssas. Suite à cet assassinat, l'immunité parlementaire des députés de l'Aube Dorée a été levée et le dirigeant du parti a été arrêté et entendu pour son implication dans l'assassinat. Cet assassinat grec ne peut que rappeler le meurtre de Clément Méric par des fachos français au mois de juin 2013. La lutte antifas tue encore aujourd'hui, raison de plus d'être vigilant envers toutes les idées nauséabondes d'extrême-droite.

H comme Hugo Chavez ou comme Stéphane Hessel : 2013 aura vu la disparition de nombreux Grands Hommes comme Hugo Chavez, le président vénézuélien, ou Stéphane Hessel, ancien résistant qui milita dans ses dernières années pour que la jeunesse s'indigne de nouveau et s'empare des sujets de société. H comme Hommage à ceux partis cette année, les meilleurs (Pierre Mauroy, Daniel Darc) comme les pires (Margaret Thatcher).

I comme Istanbul : La place Taksim à Istanbul a connu la révolte populaire comme la place Tahrir en Egypte. Cet été, 600 000 Turcs sont descendus dans la rue pour manifester contre le gouvernement conservateur d'Erdogan. La résistance pacifique des Stambouliotes a trouvé son symbole avec « l'homme immobile », debout, digne face aux forces militaires dépêchées sur place. 

Cet abécédaire ne comporte pas les mots Bretagne, Bonnets rouges, Dieudonné, Imbécile, Gay et bien d'autres. Certains arriveront sous une autre forme dans les prochaines épisodes, d'autres ne méritent pas d'être dans ma rétrospective 2013. Rendez-vous demain pour 9 nouvelles lettres résumant l'année 2013.

vendredi 4 novembre 2011

La voix du Peuple

Referendum-grece-bourse.jpeg 
Le monde s'inquiète de la Grèce. Après avoir voulu décider unanimement de l'avenir fincier de la Grèce au cours de 6 sommets, l'Union Européenne s'étonne que celle-ci puisse vouloir demander l'opinion de son peuple. Honnêtement, et personnellement, je n'ai aucune idée sur la question de la dette Grecque. En revanche je trouve totalement juste que le Premier Ministre décide que, vu les résolutions européennes contraires à son programme électoral, l'on organise un referendum. Aux dernières ouvelles, l'idée semble aux oubliettes. Pourtant il me semble évident que lorsqu'on demande (liste fournie par Melclalex) :
  •     Réduction de 30% du 13e mois et de 60% du 14e mois de salaire touchés pour les employés du secteur public
  •     Réduction de 30% des primes de Noël, de Pâques et de vacances d'été pour tous les fonctionnaires
  •     Suppression des 13e et 14e mois de salaire dans la fonction publique pour les fonctionnaires gagnant plus de 3 000 euros par mois.
  •     Le gel des salaires est étendu jusqu'en 2014.
  •     Réduction totale du 14e mois (versé à tous les fonctionnaires)
  •     Réduction de 12% sur les suppléments de salaires (primes...) en 2010 puis réduction de 8% de plus en 2011
  •     Réduction de 7% des salaires dans les entreprises publiques
  •     Réduction de 30% des primes de Noël, de Pâques et de vacances d'été dans les entreprises publiques.
  •     Abaissement de 20 % du salaire minimum pour les jeunes et les chômeurs de longue durée qui retrouvent un emploi.
  •     Réduction de 10% du financement par l’État des caisses de retraites de l'entreprise publique d'électricité (DEI) et de l'opérateur grec des télécoms (OTE), conduisant à une réduction des crédits budgétaires correspondants.
  •     Toutes les pensions du secteur public et du secteur privé sont gelées. Cette mesure annule ainsi les augmentations annoncées et inscrites dans le budget mais elle ne concerne cependant pas le personnel de sécurité, le personnel infirmier et les enseignants.
  •     Hausse de deux points du principal coefficient de la TVA de 19% à 21% (pour les autres coefficients de la TVA, de 4,5% à 5% et de 9% à 10%). Nouvelle hausse de la TVA de 1 % en 2011
  •     Hausse de la taxe sur le fuel et l'électricité.
  •     Hausse de 20 % de la taxe sur l'alcool.
  •     Hausse de 63 % de la taxe sur le tabac.
  •     Relèvement de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans pour tout le monde. Jusqu'alors, les femmes - notamment - pouvaient partir à la retraite à 60 ans.
  •     Relèvement du nombre d'années de cotisation obligatoire pour avoir droit à une retraite à taux plein. Il est progressivement porté de 37 à 40 ans d'ici à 2015.
  •     Abaissement du seuil d'imposition. Seuls les salariés gagnant moins de 8000 euros par an seront exonérés d'impôts. Auparavant, le seuil était fixé à 12 000 euros.
  •     Instauration d'une taxe de solidarité établie en fonction des ressources qui pourra atteindre 5 % des revenus.
  •     Instauration d'un impôt de 450 euros pour les auto-entrepreneurs.
  •     Remplacement d'un fonctionnaire sur dix seulement, et non plus de un sur cinq comme auparavant.
  •     Autorisation des licenciements dans les organismes publics victimes de fusions de services.
  •     Mise en place d'un plan de privatisations censé rapporter 50 milliards d'euros à l'État jusqu'en 2015. Des services publics tels que la poste et l'électricité sont,
    notamment, concernés. Des milliers de fonctionnaires craignent de perdre leur emploi.
il soit légitime de demander au peuple son avis, lui qui est soumis aux principales épreuves financières.

D'autres solutions existent comme lutter contre la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux (dixit Eva Joly), mais l'important est que la Grèce s'en sorte avec l'appui et le soutien de son peuple et non des banquiers et des gouvernements conservateurs européens.

En vérité je n'ai aucune idée de comment sortir la Grèce et l'Europe de cette crise. Je trouve juste étonnant que l'on ne fasse pas appel au Parlement Européen, ni pour donner un avis sur la sortie de crise actuelle, ni sur les possibles sorties de crise. Si l'on veux que l'Europe existe, donnons de la voix aux élus. Si l'on refuse cette participation du Parlement Européen, il est inutile de s'étonner que la Grèce décide de donner la parole à son peuple, premier concerné par cette crise.