vendredi 4 novembre 2011

La voix du Peuple

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Le monde s'inquiète de la Grèce. Après avoir voulu décider unanimement de l'avenir fincier de la Grèce au cours de 6 sommets, l'Union Européenne s'étonne que celle-ci puisse vouloir demander l'opinion de son peuple. Honnêtement, et personnellement, je n'ai aucune idée sur la question de la dette Grecque. En revanche je trouve totalement juste que le Premier Ministre décide que, vu les résolutions européennes contraires à son programme électoral, l'on organise un referendum. Aux dernières ouvelles, l'idée semble aux oubliettes. Pourtant il me semble évident que lorsqu'on demande (liste fournie par Melclalex) :
  •     Réduction de 30% du 13e mois et de 60% du 14e mois de salaire touchés pour les employés du secteur public
  •     Réduction de 30% des primes de Noël, de Pâques et de vacances d'été pour tous les fonctionnaires
  •     Suppression des 13e et 14e mois de salaire dans la fonction publique pour les fonctionnaires gagnant plus de 3 000 euros par mois.
  •     Le gel des salaires est étendu jusqu'en 2014.
  •     Réduction totale du 14e mois (versé à tous les fonctionnaires)
  •     Réduction de 12% sur les suppléments de salaires (primes...) en 2010 puis réduction de 8% de plus en 2011
  •     Réduction de 7% des salaires dans les entreprises publiques
  •     Réduction de 30% des primes de Noël, de Pâques et de vacances d'été dans les entreprises publiques.
  •     Abaissement de 20 % du salaire minimum pour les jeunes et les chômeurs de longue durée qui retrouvent un emploi.
  •     Réduction de 10% du financement par l’État des caisses de retraites de l'entreprise publique d'électricité (DEI) et de l'opérateur grec des télécoms (OTE), conduisant à une réduction des crédits budgétaires correspondants.
  •     Toutes les pensions du secteur public et du secteur privé sont gelées. Cette mesure annule ainsi les augmentations annoncées et inscrites dans le budget mais elle ne concerne cependant pas le personnel de sécurité, le personnel infirmier et les enseignants.
  •     Hausse de deux points du principal coefficient de la TVA de 19% à 21% (pour les autres coefficients de la TVA, de 4,5% à 5% et de 9% à 10%). Nouvelle hausse de la TVA de 1 % en 2011
  •     Hausse de la taxe sur le fuel et l'électricité.
  •     Hausse de 20 % de la taxe sur l'alcool.
  •     Hausse de 63 % de la taxe sur le tabac.
  •     Relèvement de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans pour tout le monde. Jusqu'alors, les femmes - notamment - pouvaient partir à la retraite à 60 ans.
  •     Relèvement du nombre d'années de cotisation obligatoire pour avoir droit à une retraite à taux plein. Il est progressivement porté de 37 à 40 ans d'ici à 2015.
  •     Abaissement du seuil d'imposition. Seuls les salariés gagnant moins de 8000 euros par an seront exonérés d'impôts. Auparavant, le seuil était fixé à 12 000 euros.
  •     Instauration d'une taxe de solidarité établie en fonction des ressources qui pourra atteindre 5 % des revenus.
  •     Instauration d'un impôt de 450 euros pour les auto-entrepreneurs.
  •     Remplacement d'un fonctionnaire sur dix seulement, et non plus de un sur cinq comme auparavant.
  •     Autorisation des licenciements dans les organismes publics victimes de fusions de services.
  •     Mise en place d'un plan de privatisations censé rapporter 50 milliards d'euros à l'État jusqu'en 2015. Des services publics tels que la poste et l'électricité sont,
    notamment, concernés. Des milliers de fonctionnaires craignent de perdre leur emploi.
il soit légitime de demander au peuple son avis, lui qui est soumis aux principales épreuves financières.

D'autres solutions existent comme lutter contre la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux (dixit Eva Joly), mais l'important est que la Grèce s'en sorte avec l'appui et le soutien de son peuple et non des banquiers et des gouvernements conservateurs européens.

En vérité je n'ai aucune idée de comment sortir la Grèce et l'Europe de cette crise. Je trouve juste étonnant que l'on ne fasse pas appel au Parlement Européen, ni pour donner un avis sur la sortie de crise actuelle, ni sur les possibles sorties de crise. Si l'on veux que l'Europe existe, donnons de la voix aux élus. Si l'on refuse cette participation du Parlement Européen, il est inutile de s'étonner que la Grèce décide de donner la parole à son peuple, premier concerné par cette crise.

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