vendredi 11 février 2011

Revolution will not be televised?

Hier soir, j'étais scotché devant ma télé devant cette place Tahrir du Caire, devant ces quelques 200 000 Egyptiens rassemblés depuis 17 jours pour exiger le départ d'Hosni Moubarak.Hier soir, j'attendais avec une impatience fébrile le discours d'un président pas encore déchu alors que le mien s'offrait des heures de réclames à la télé.

Ce soir, je suis scotché devant ma télé pour vivre à distance la liesse de ces millions d'Egyptiens démocrates victorieux de la dictature.Ce soir, j'ai des frissons à chaque fois que la clameur de la place Tahrir retentit dans mon salon.Ce soir, je vibre avec les images des Gazaouis heureux pour leurs voisins, remplis d'espoir pour une ouverture de leur frontière.

Demain, j'espère assister à la levée de la contestation algérienne, à la confirmation du ras le bol yéménite.

Si pour ces millions d'Egyptiens, et comme le dit si bien Gil Scott-Heron, la révolution n'était pas à la télévision mais dans les rues du Caire, pour nous, la révolution a bien été télévisée, la révolution n'a pas pu être censurée, la révolution a pu être montrée au monde entier, pourvu que ces images donnent la foi à de nombreux autres...



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