mardi 1 mars 2011

MAM, une ministre presque parfaite?

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En novembre 2010, lors de son arrivée au Quai d'Orsay, Michèle Alliot-Marie passait pour être LA ministre parfaite. Son CV parlait pour elle : en 2002, ministre de la Défense pendant 5ans; en 2007, ministre de l'Intérieur, poste qu'elle quitte en 2009 pour aller à la Justice jusque ce mois de novembre 2010... En 9 années de droite au pouvoir, Michèle Alliot-Marie sera passée dans 4 ministères majeurs du gouvernement français.

Sa proposition d'aider le gouvernement tunisien à réprimer la révolte du peuple, ses déplacements dans le jet privé d'un proche de Ben Ali, ses explications confuses auront eu raison de son poste.

Depuis le début de cette affaire, j'entends souvent qu'il s'agit du premier faux pas de cette ministre "parfaite". Premier faux pas diplomatique, surement, mais comment ne pas avoir en tête son passage au ministère de l'Intérieur. Durant sa 1ère année à ce poste, elle aura défendu la création du fichier EDVIGE contre l'avis de certains membres du gouvernement et contre l'avis des centaines d'associations et d'organisations syndicales qui critiquaient le fichage des mineurs dès l'âge de 13 ans, le fichage des personnes "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", l'enregistrement des orientations sexuelles des personnes fichées...

Son passage au ministère de l'Intérieur est également marqué par l'Affaire Coupat. Ce jeune homme est interpellé et incarcéré pour "entreprise terroriste" suite au sabotage d'une caténaire de la SNCF. Aucune preuve crédible n'est à ce jour retenu contre lui mais lors de son interpellation, la ministre s'était félicitée de son arrestation. (Notons qu'actuellement une plainte a été déposée contre X par Julien Coupat pour subornation de témoins, pour faux et usage de faux et pour interceptions illégales).

Michèle Alliot-Marie, la ministre presque parfaite, au parcours presque sans faute est à présent remplacé par Alain Juppé, qualifié de "meilleur d'entre nous" par Jacques Chirac peu de temps avant sa condamnation dans le cadre des emplois fictifs de la mairie de Paris.

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