lundi 18 novembre 2013

Copé, Fillon et le ridicule, 1 an déjà

Un an déjà ! Il y a un an jour pour jour, l'UMP lançait un des plus beaux feuilletons politiques, un feuilleton qui allait tenir en haleine tous les français pendant 1 mois entier : le congrès de l'UMP. Le 18 novembre 2012, les militants UMP sont appelés à choisir entre Jean-François Copé et François Fillon pour désigner le nouveau patron du premier parti d'opposition. Le soir même, les deux candidats prendront la parole pour indiquer leur victoire. 

Entre le 18 novembre et le 17 décembre, la France va découvrir la COCOE, commission de l'UMP chargée de contrôler les résultats. Cette petite commission aura son heure de gloire en attendant l'arrivée d'une plus grosse commission, la CONARE. Cette dernière va réintégrer dans le décompte des voix les résultats de Mayotte et de Wallis et Futuna, résultats totalement ignorés lors des précédents décomptes. 

Durant ce feuilleton, nous aurons la chance de voir Jean-François Copé président de l'UMP simultanément avec François Fillon avant que l'ancien premier ministre propose un plus ancien premier ministre, Alain Juppé, à la présidence de l'UMP. Non écouté par Jean-François, François fait sécession et lance un groupe de parlementaires indépendants de l'UMP à l'Assemblée Nationale, le R-UMP (qui signifie fesse en anglais si une anecdote supplémentaire était nécessaire). Pour essayer d'apaiser son parti, Jean-François Copé ira jusqu'à proposer un vote des militants par référendum pour savoir s'il faut organiser ou non un nouveau vote des militants pour choisir le président de l'UMP. Le 17 décembre, tout le monde se retrouve d'accord pour organiser un nouveau vote avant le mois d'octobre 2013. Le R-UMP de Fillon rejoint l'UMP de Copé et Copé ne quitte pas son poste. Le nouveau vote des militants ne verra jamais le jour.

Un an après cet incroyable épisode politique, l'UMP semble s'être calmée. François Fillon fait du Copé en s'essayant à la drague de l'électorat FN. Copé fait du Fillon en essayant de casser son image de toutou sarkozyste. Et Nicolas Sarkozy se frotte les mains en regardant les deux construire malgré eux la voie royale au retour de l'ancien maître des lieux. 

Il reste la question du programme que l'UMP a à proposer aux Français. Cette question n'est pas si simple quand la France râle : 
  • contre une écotaxe mise en place par eux, 
  • contre une hausse de la TVA, hausse moindre que celle proposée quand ils étaient au pouvoir
  • contre la hausse du chômage quand ils ont quitté le pouvoir avec une hausse continue depuis avril 2011
  • contre les expulsions de Roms quand ils en ont fait leur fonds de commerce depuis 2007.
D'ailleurs, c'est peut-être le député UMP Franck Riester qui en parle le mieux du programme UMP. Voici ce qu'il disait samedi dernier à Claude Askolovitch sur iTélé :
"Il faut que l'on regarde ce que nous nous avons fait avec lucidité et humilité. Nous sommes dans l'opposition depuis 18 mois et aujourd'hui nous sommes pas prêts. Nous ne sommes pas prêts demain à prendre les responsabilités, parce que nous avons encore besoin de travailler sur notre projet politique. Nous avons besoin de travailler sur ce que serait demain un projet fort pour la France."

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