mercredi 18 juin 2014

Transition énergétique : le Vert à moitié plein

Les mauvaises langues voyaient déjà la transition énergétique remise aux calendes grecques suite au départ des écolos du gouvernement. A l'opposé, d'autres voyaient du meilleur oeil l'arrivée de Ségolène Royal pour faire passer la promesse présidentielle de la transition énergétique. Ce qui est sur, c'est qu'il est dommage que les écologistes, qui auront eu une part importante dans la préparation de ce projet de transition énergétique, ne soient pas associés au projet. On le verra, ça ne les empêche pas d'être encourageants sur le sujet.

La principale annonce attendue était du coté de la production d'électricité et de la filière nucléaire. La feuille de route reste celle promise avec une diminution de la part d'énergie électrique issue du nucléaire pour arriver au seuil de 50%. Certes la centrale de Fessenheim risque fort d'être encore en activité en 2017, mais le projet de transition énergétique prévoit que la capacité nucléaire installée en France soit plafonnée à 63,2 GW, ce qui est la capacité actuelle. Etant donné que la construction du réacteur de 3ème génération est toujours en cours, cela va obliger à réduire la voilure nationale pour l'inauguration du dernier réacteur de Flamanville. Les jours de Fessenheim sont donc bel et bien comptés, et d'autres centrales vont devoir aussi réduire leur production. On savait, ou on se doutait, que Fessenheim n'allait pas être totalement hors service pour 2017. Les arguments financiers d'Henri Proglio ont surement fait mouche pour l'immédiat mais ne seront pas valables à long terme.

Autre principale annonce qui va impactée tous les Français, l'incitation à se déplacer mieux. Les aides pour l'achat de véhicules électriques seront pérennes et même majorées si l'achat est accompagnée de la mise au rebus d'un véhicule roulant au diesel. Mais à quoi servirait l'achat de voitures électriques si on ne peut pas les recharger facilement ? C'est pourquoi ce plan de transition énergétique prévoit 7 millions de points de recharge partout en France à l'horizon 2030.
En parallèle, collectivités locales et entreprises de transports seront encouragées à faire évoluer leur flotte de véhicules ou leurs projets de transport.

Les annonces sont encore floues et seront détaillées dans les jours à venir mais le projet s'annonce concluant. Pour preuve, Nicolas Hulot y voit un beau moment d'espoir pour la France et dit même : 
"Beaucoup de choses que nous réclamions sont dans cette loi (...) Il faut rester vigilant, exigeant, mais à ce stade, ne boudons pas notre plaisir, et soyons positifs."
Emmanuelle Cosse est aussi positive même si elle en demande bien évidemment plus :
"Le texte marque un tournant, c'est très clair, sur la politique énergétique de la France. Et nous, on l'attendait depuis longtemps. De ce côté-là, c'est réussi."

Comme le dit la secrétaire nationale d'Europe Ecologie - Les Verts, il va falloir attendre les débats à l'Assemblée Nationale pour en savoir plus sur cette loi. Ces débats seront aussi l'occasion de vérifier si Verts et Socialistes peuvent toujours travailler ensemble et comment vont réagir nos chers députés d'opposition, vont-ils encore jouer l'obstruction parlementaire, aux dépends de l'avenir ?

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