lundi 17 juin 2013

Législatives à Cahuzac City

C'est LA grosse actualité de ce début de semaine, à lire certains commentaires ce serait même LA surprise de ce dimanche, le PS n'est pas au second tour de l'élection législative partielle qui s'est déroulée dimanche pour trouver un remplaçant à Jérôme Cahuzac. C'était une élection quasi ingagnable. On demandait aux électeurs du Lot du Lot-Et-Garonne de désigner le remplaçant du paria du gouvernement, Jérôme Cahuzac. Quel que soit le contexte économique ou politique, la chose était ardue pour le Parti Socialiste qui cherchait à garder le siège de l'ancien ministre.

A la vue des résultats, ma première pensée fut à tous les commentateurs de l'Affaire Cahuzac qui annonçaient que cette affaire ferait le jeu du FN. Aujourd'hui, alors que leur prédiction s'est réalisée, une grande partie d'entre eux semble s'étonne de la présence du FN au second tour. Il faut être cohérent, je ne pense pas qu'ils s'attendaient à un second tour FN - PS, donc l'ordre des choses semble être respecté.

Ma deuxième pensée fut pour le pour mes chers camarades du Front de Gauche. A les écouter, les Français sont mécontents de la politique de François Hollande, pas assez offensive, pas assez à gauche, il est, d'après eux, urgent de gauchir la politique gouvernementale. Le résultat est aussi contre eux. Les électeurs de François Hollande ou de Jérôme Cahuzac ne se sont pas massivement tournés vers le Front de Gauche, au contraire même les électeurs originels se sont aussi détournés du Front de Gauche puisque la candidate perd 500 voix entre les deux scrutins. En 8 élections législatives partielles, combien ont vue le Front de Gauche augmenter son nombre d'électeurs ?

Enfin une dernière pensée tout de même pour le PS. Je l'ai dit en préambule, je ne pensais pas que cette élection était gagnable. Dans ce cas, fallait-il envoyer un candidat au casse-pipe et donner le bâton pour se faire battre ? Je suis pas loin de l'avis du président du groupe PS à l'Assemblée Nationale, Bruno Le Roux, qui annonçait ce lundi : "Sur une élection partielle, quand nous sommes ensemble aux responsabilités, au gouvernement, on sait qu'il faut y aller réuni." Seule différence, Bruno Le Roux voulait que le PS y aille seul, avec le soutien des écologistes. Or cette situation est due à un député socialiste qui n'a pas respecté les règles. Il a été sanctionné en étant démis de ses fonctions mais la punition ne pouvait s'arrêter là. Je reste convaincu que si la majorité gouvernementale voulait réellement garder cette circonscription alors il fallait laisser la place au candidat d'Europe Ecologie - Les Verts. L'élection n'aurait pas été gagnée d'avance, ni plus facile, mais le geste aurait montré une prise de conscience de la part du PS.

C'est peut-être la seule véritable information que l'on peut tirer de cette législative partielle, la gauche gouvernementale devra savoir s'unir pour ne pas rater les prochaines échéances électorales. Que ce soit pour les municipales où l'union sera surement nécessaire pour gagner de nouvelles villes et indispensable pour garder les municipalités actuelles, ou pour les européennes qui sont d'ailleurs souvent un casse-pipe pour les partis au pouvoir. Pour ces européennes d'ailleurs, l'union avec les écologistes sera peut être même plus que nécessaire pour empêcher d'envoyer au Parlement Européen une nouvelle fournée de populistes anti européen comme il en fleurit dans tous les pays d'Europe.

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