mercredi 3 octobre 2012

Emploi : risque d'orage sur toute la France

Libération présentait la semaine dernière la nouvelle organisation du ministère du Redressement Productif avec la présentation des 22 commissaires régionaux. Je ne vais pas présenter ces commissaires de nouveau. Je ne les connais pas, et je ne pense pas que leurs noms intéressent grand monde. En revanche, pour chaque personne, et donc chaque région, Libération a listé les principales entreprises qui vont avoir besoin de l'aide de ces commissaires. Sur 22 régions, 9 n'ont aucune entreprise, soit car la région est calme, soit les dossiers sont pris en charge au niveau du ministère et non au niveau des commissariats régionaux.

En revanche, 13 régions vont donner du boulot à leur commissaire respectif. Pour ces 13 régions, plus de 30 entreprises sont à secourir. Voici la liste fournie par Libération :
  • Aquitaine: Eurofin Bordeaux, les reprises d'activité de Commscope, etc.
  • Auvergne : Cyclopharma, Issoire aviation, fonderie de Vaux.
  • Basse Normandie : le groupe Newell qui délocalise, Scheider à Bourguébus.
  • Bretagne : Doux
  • Centre : Aréa Franceram, Aérowatt, les équipementiers automobiles sous-traitants de PSA.
  • Champagne-Ardennes : Plysorol
  • Corse : la SNCM, et quelques TPE de plus de 10 salariés
  • Lorraine : Ulcos, Skylander. Arcelor Mittal est prise directeur en charge par le ministère
  • Midi-Pyrénées : Air France, Fram, Imerys Blajan. Sanofi a été placée directement sous l'autorité du ministère.
  • Nord-Pas-de-Calais : Doux, Visteon, Faurecia Hordain.
  • Picardie : Scierie et palettes du littoral, etc.
  • Provence Alpes Cotes-d'Azur : Eurocopter. La raffinerie Lyondellbasell, et Fralib ont été placées directement sous l'autorité du ministère.
  • Rhônes-Alpes : Rio Tinto, Caniva et les suites de Lejaby.

Cette liste fait peur. Que l'on ait confiance ou pas dans le gouvernement et dans la liberté d'action d'Arnaud Montebourg, l'ampleur de la tâche est dramatiquement énorme. L'interdiction de fermeture si un repreneur existe, l'aide à la reprise des entreprises par les employés sous forme de SCOP, la nationalisation temporaire, je ne sais pas quelles solutions peuvent être efficaces ou non. Mais dans un pays qui compte 3 millions de chômeurs, la liste des entreprises en danger fait craindre le pire pour la courbe du chômage pour les mois à venir. On est loin de la campagne d'intox menées par quelques entrepreneurs
En lisant cette liste, le boulot à accomplir est clair et il va être difficile de continuer de se moquer du nom ou de l'existence d'un ministère du redressement productif. A ce niveau, ce ni une bataille idéologique gauche/droite, ni un pari sur un échec pour arriver en sauveur n'est possible.

Bonne chance et bon courage aux nouveaux commissaires au redressement productif, ils vont en avoir besoin.

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